Bad Moms: une vraie analyse sociale derrière la comédie potache

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Depuis début août, le film "Bad Moms" avec Mila Kunis (épouse d'Ashton Kutcher, ex de Demi More, vous suivez ?) cartonne au cinéma. Ecrite et réalisée par l'équipe de "Very Bad Trip", film à l'humour très en dessous de la ceinture et très provocateur (ce qui est un compliment dans ma bouche) "Bad Moms" s'inscrit sur le créneau moderne des "mères indignes", puisque c'est ce que signifie le titre - oui je sais, j'ai fait Anglais première langue.

Il est même surprenant que nous ayons du attendre 2016 pour voir un film sur la question des mères indignes, sujet ultra tendance et pourvoyeur d'articles, de blogs, de livres en pagaille depuis plus de 10 ans aux USA comme en France. 

Le scénario est plutôt basique: Une mère de famille épuisée (comme 63% de mères, se déclarant en burn out) par sa quête de perfection surprend son mari en pleine masturbation vidéo sur un site de webtchat sexuel. Elle le jète dehors et se retrouve mère célibataire avec deux enfants dont une fille névrosée, obsédée par sa sélection dans l'équipe de foot, et un garçon bruyant. Son patron la harcèle presque et elle n'a pas vraiment d'amies avec qui évacuer la pression. La présidente des parents d'élèves décide qu'elle sera responsable de la vente des gâteaux à la kermesse... et là c'est le drame. L'héroïne craque, devient amie avec les deux boulets des parents dans une Amérique WASP et BCBG: 1/ la mère au foyer de 5 enfants qui n'a aucune vie sociale et est tyrannisée par un mari misogyne et 2/ la mère célibataire alcoolique. A elles trois, elles vont briguer la présidence des délégués des parents, sur fond de drague ostentatoire du père de famille latino musclé et veuf. 

La comédie pour mères de famille est un genre nouveau qui me passionne fatalement, comme mère mais aussi comme écrivaine auteure du roman "Pas plus de 4 heures de sommeil" dont les droits cinéma ont été acquis par madame Mélissa Theuriau. En regardant Bad Moms, je me demande fatalement ce que donnera le film inspiré du roman que j'ai écrit au cinéma, inch'Allah. 

J'ai donc noté des similitudes flagrantes entre mon roman et ce film. Ma paranoïa n'étant pas assez grande pour imaginer que les scénaristes de Very Bad Trip auraient lu en cachette Pas plus de 4 heures de sommeil pour le plagier, j'en déduis que les comédies pour mères ont certaines bases commues, par exemple:

  • la présidente des parents d'élèves (personnage récurent chez moi sous le nom de Justine Desprez) qui s'avère avoir aussi des failles (scène de pleurs à la fin dans Bad Moms comme dans Pas plus de 4 heures de sommeil) Conclusion: la présidente de l'asso des parents d'élèves est la nouvelle figure de la chef des pom pom girls.
  • le père de famille sexy et veuf. Dans Bad Moms comme dans Pas plus de 4 heures de sommeil, il n'est pas célibataire ni divorcé mais veuf. Manière pratique d'évacuer les relations difficiles des familles recomposées ou féminisme qui empêche même en fiction de "piquer" un mec ?
  • l'incapacité pour les mères mariées depuis longtemps à draguer autrement qu'en parlant de... leurs enfants, scène ultra drôle dans Bad Moms quand Mila Kunis pleure en évoquant le dernier Disney ou suggère à un "date" de manger plus de légumes pour son équilibre alimentaire.

 

 

Bad Moms, c'est donc une comédie potache rigolote, où les "punchlines" s'enchaînent comme des perles sur le collier de la présidente des parents d'élèves. J'en ai relevé quelques unes pour vous:

 

« Tu n’as pas un soutien-gorge sexy ?

-Mais C’EST mon soutien-gorge sexy ! »

 

« J’ai eu un D à mon devoir…

  • Oh un D, mais pourquoi… Chéri, dis quelque chose ?!
  • Euh, ah ouais un D, super. »

« Il faut segmenter les votes pour les élections des délégués de parents… tu dois avoir les votes des mères parfaites, des mères naturelles, des MILF, des mamans blogueuses… »

« Tu sais, comme ça j’ai l’air d’avoir une famille parfaite, mais… mon beau-frère a rejoint Daesh. Alors qu’il est Juif… ! »

« Elle est belle votre alliance.

- Euh je… me … la suis achetée moi-même… »

« Tu es une super bonne mère !  - Ah bon, qu’est-ce qui te fait dire ça  ?  -  Je sais pas, tu fais attention que tes enfants soient lavés et euh, tu leur donne un pique-nique quand il y a une sortie…  - Mais toutes les mères font ça.   - Ah bon, t’es sûre ? »

« Et tu as des sentiments pour cette strip-teaseuse / animatrice de webcam sexy ?

Oh, tu sais, on ne se masturbe pas en ligne pendant huit mois avec quelqu’un sans développer un minimum d’attachement. C’est un sacré petit bout de femme, elle gère sa ferme biologique toute seule, et…

Dégage de chez moi. »

 

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Si Bad Moms nous fait hurler de rire entre trois hits ("Shut up and dance", "Hey Mama"...) c'est pourtant une véritable satire sociale dans un scénario de velours. L'amie de Mila Kunis qui gère seule l'ensemble des tâches ménagères illustre les 80% des tâches domestiques effectuées par des femmes d'après les statistiques. Et quand elle se libère à la fin, Hollywood oblige, on ne peut s'empêcher de jubiler avec elle.

Les réunions de parents d'élèves avec un seul père et une majorité écrasante de mères viennent prouver les statistiques montant que la majorité des kermesses ou réunions sont assurées par les mères. Le fait que la garde des enfants échoie à la mère ne fait même pas débat, sauf quand celle-ci se montre "défaillante" d'après les enfants eux-mêmes.

 

Bad Moms évite les clichés en s'inscrivant dans une vraie modernité. C'est la fille (et non le garçon) qui fait du foot. Le boss de l'héroïne n'est pas un vieux barbon mais un jeune, caricature drôle de la génération Y avec un management "à l'horizontal" cool ascendant Google ou Starbucks (au siège) ce qui ne l'empêche pas de la virer sans préavis.

L'héroïne travaille à temps partiel comme bien des mères de familles, mais vient 5 jours par semaine au bureau... 

 

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En rigolant et en se moquant des mères et de leur entourage, Bad Moms tient le rôle de la comedia Dell'Arte: "castigat ridendo mores", elle châtie les moeurs en riant. Et peut pointer du doigt des dysfonctionnement dans les domaines de la maternité, comme de l'égalité, plus efficacement que beaucoup de statistiques. 


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7 secrets conciliation vie pro / vie familiale de working moms du bout du monde

 

Vie professionnelle / vie familiale : comment s’inspirer des femmes du monde entier pour tout concilier ?

La France est souvent citée en pays modèle pour la conciliation vie professionnelle / vie familiale. Pourtant, dans d’autres pays aussi, des réflexes se transmettent entre mères actives.

Allemagne, Sénégal, Dubaï, Suède, Afrique-du-Sud, Russie, Arménie, Angleterre, Suisse, Costa Rica, Antarctique… Partout dans le monde, des femmes sont confrontées aux problématiques « Maman travaille » et concilient vie professionnelle et vie familiale.

Comment les mères Touaregs, Berlinoises, Esquimaux, New-Yorkaises ou Suisses concilient-elles carrière et maternité ? Comment pouvons-nous nous en inspirer ?

A travers quelques secrets de working moms glanés autour de reportages et d’échanges, des mères étrangères ou Françaises expatriées partagent leurs observations émerveillées sur ce qui marche mieux ailleurs…

 

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NEW YORK (USA)

Mon baise-en-ville

« A New-York, nous préparons toutes de véritables mini valises pour affronter la journée. Hors de question de courir en talons aiguilles au risque de se fouler une cheville : je fais les trajets apart’/garderie/travail en baskets bien confortables, et j’emmène mes escarpins dans mon très grand sac. »

Kelly, 34 ans, designeuse, maman de Amy, 4 ans

Comment on l’adapte en France ?

Tout simplement avec un très gros sac à main. Baskets ou talons aiguilles selon, et pourquoi pas une tenue « running » à glisser dans son sac et à enfiler avant de quitter le bureau, pour courir plus à l’aise jusqu’à l’école ou la crèche ?

 

DAKAR (SENEGAL)

Jamais sans mon bébé

« Je n’ai pas de garde pour mon bébé mais ça ne me dérange pas, car je l’emmène partout. Pendant les cours, j’ai mon bébé en écharpe dans mon dos. Si elle a faim, je lui donne le sein, même pendant le cours. Ca ne choque personne : les autres étudiantes jeunes mamans emmènent aussi leurs bébés. Je pense continuer comme ça autant que possible, chez nous il n’est pas rare que les bébés restent avec leur mère pendant les études mais aussi au travail en extérieur, où ils jouent ensemble pendant que les mères travaillent. »

Aminata, 25 ans, étudiante en langues, maman de Gaïa, 8 mois

Comment on l’adapte en France ?

Il est rarissime de voir des jeunes mamans avec leurs bébé dans les universités françaises ; néanmoins le portage en écharpe ou en porte-bébé permet de se déplacer plus discrètement qu’avec une poussette. Pourquoi ne pas tenter ? Pour un rendez-vous ou pour un TD, pour assister à une conférence ? Plus votre bébé sera habitué à être au dehors avec vous, plus il sera calme lors des prochaines sorties…

 

SAN FRANCISCO (USA)

Devenir du matin

« La Silicon Valley est précurseure en matière de politique RH d’équilibre des temps de vie. Les gens ici ont peu de vacances, presque pas de congés payés, mais un mode de vie tout au long de l’année vraiment agréable et propice à la vie de famille. Par exemple, il y a une vraie vie le matin. Entre 6h30 et 9h30, parfois 10h, on peut croiser des gens en plein yoga, des familles à vélo, ou simplement parties ensemble faire leur marché bio sous le soleil californien… Ce moment en famille permet d’aborder la journée qui commence sereinement, sans avoir l’impression d’être dans un métro boulot dodo permanent ! »

Layna, chercheuse en innovation, 33 ans, maman de Aïden, 9 ans.

Comment on l’adapte en France ?

Le « moment du matin » est facilement adaptable chez nous. En se levant simplement 30 minutes plus tôt, on augmente le temps passé en famille. Il peut s’agir d’une promenade dans un beau jardin proche de chez vous, mais aussi du marché (renseignez-vous auprès de votre Mairie pour en connaître les horaires) d’un petit déjeuner pris au café du coin, ou simplement d’un temps à pieds, à discuter tous ensemble en direction de l’école… Ainsi, la journée de travail démarre après un moment de journée « familial ».

 

DUSSELDORF (ALLEMAGNE)

Kinderbüro

« Mon entreprise a installé un kinderbüro au travail. C’est une sorte de pièce garderie, dans laquelle nous pouvons déposer les enfants en cas de grève de l’école ou de nounou malade… Vraiment pratique. Dans les entreprises qui n’en disposent pas, comme celle où travaille mon mari, des salariés se sont débrouillés entre eux pour aménager tout de même un espace dans l’open space dédié aux enfants un peu plus grands, avec des crayons, des puzzles, des jeux et une Nintendo DS ! Du coup eux, ils s’occupent, nous on ne manque pas le travail… »

Teresa, 37 ans, maman de Beate, 12 ans et de Charles, 9 ans.

Comment on l’adapte en France ?

En France, pour des questions d’assurance, il est impossible de faire venir des enfants sur un lieu de travail sans autorisation écrite de l’employeur. Si vous travaillez dans un secteur sans danger manifeste (pas de passage de foule, pas d’outils à proximité, etc) vous pouvez formuler la demander à aménager un coin même très restreint. Dans un premier temps, il peut s’agir d’un tiroir commun à tous vos collègues avec des jeux et quelques grignotages de dépannage pour le cas où des enfants viennent. Vous serez moins stressée le jour de la grève surprise de l’école !

 

SANTO DOMINGO (EQUATEUR)

Plus de « quality time »

« Coucher son enfant à 20 heures pétantes ? En Equateur c’est inimaginable ! On vous prendrait pour un tortionnaire ! Les enfants de la région dînent tard (et avec leurs parents) et se couchent assez tard. Ils font des siestes plus longues pour compenser, jusqu’à un âge avancé. C’est très pertinent pour la conciliation vie professionnelle – maternité car on se pose moins cette question du « quality time » à passer avec ses enfants. On ne passe pas que 35 minutes avec eux le soir avant le coucher, mais deux voire trois bonnes heures minimum. Après quelques mois, je n’arrivais plus à me souvenir de l’intérêt de les coucher si tôt… »

Alexandra, graphiste, maman de Marine, 5 ans, de Paul 3 ans et d’Audrey, 1 an.

Comment on l’adapte en France ?

Pendant quelques jours, vous pouvez laisser les enfants choisir leur horaire de coucher et mesurer leur niveau de fatigue du lendemain. Puis, ajuster en fonction. S’ils sont encore en maternelle ou à la crèche, insistez sur l’importance de la sieste ! Après tout, mieux vaut dormir quand ils sont éloignés de vous, non ? Et gagner en temps familial profitable ! Parce que rentrer et les coucher, bof…

 

PEKIN (CHINE)

Le pot très tôt

« Ici, j’ai été frappée par les méthodes strictes des mères Chinoises. Un peu effrayée au début, j’ai fini par réaliser que les bébés n’en étaient pas traumatisés. Aucune mère chinoise ne laisserait son enfant attendre d’être prêt pour passer sur le pot, par exemple. Ici, dès l’âge de quelques mois, on leur retire leurs couches. La technique utilisée, c’est de repérer les moments de la journée où le bébé a envie d’aller sur son pot (après ou avant le repas ? etc) et de l’y conduire tout simplement, en l’installant dès qu’il sait tenir assis. Ainsi, les bébés peuvent être gardés beaucoup plus facilement, sans problématiques de couches à changer. »

Karen, 33 ans, traductrice, maman de Syllia, 7 ans et de Maeva, 6 ans

Comment on l’adapte en France ?

Ici, la culture éducative est plutôt au « laisser-faire » en matière de propreté. Néanmoins, pour appliquer les méthodes chinoises, vous pouvez contacter un haptothérapeute. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas réservé à la grossesse : il vous aidera à mieux communiquer avec votre bébé autour de ses besoins ; le syndicat des sage-femmes haptothérapeute vous fournira des adresses. C’est vrai qu’un bébé sans couche est plus facile à faire garder… et à faire sortir !

 

LIVERPOOL (ANGLETERRE)

Une nanny à l’Anglaise

« Quand je reviens d’Angleterre en France, je suis ravie de retrouver les croissants français et les promenades à pieds. Mais une chose me manque : la nanny des enfants ! Une vraie nurse, à l’Anglaise, comme on n’en voit que dans Mary Poppins. Elle fait vraiment partie de la famille. Bien sûr tout le monde ne le fait pas, mais c’est une tradition Anglaise que nous avons voulu garder. Au-delà de deux enfants, ça ne revient pas beaucoup plus cher que les systèmes de garderies privées et c’est incomparable en terme de qualité. Elle participe à leur éducation, leur apprend la politesse avec nous les parents, mais leur fait aussi faire une foule d’ateliers cupcakes, de visites, de sorties… Ca n’a rien à voir avec le fait de laisser son bébé entre quatre murs toute la journée. On travaille l’esprit léger ! »

Hélène, 32 ans, directrice financière, maman de Léonor, 4 ans et Beatrix, 1 an.

Comment on l’adapte en France ?

En France, ça veut dire consacrer du temps au recrutement de la nanny, alors que l’on est souvent déjà contente de trouver une assistante maternelle disponible ! Mais il existe plusieurs agences spécialisées qui s’occupent d’identifier les meilleures nannies à l’Anglaise via des méthodes de « chasse de tête ». L’idée est de dresser une liste très précise du planning idéal selon vous et des qualités attendues chez la nanny. Enfin, 50% des montants engagés seront déduits des impôts, en dessous du plafond de 6000 euros par an.


Ces 13 phrases que tout mère qui travaille rêve d'entendre !

 

Bad moms

Nous télétravaillons tous le mercredi, ça ne vous dérange pas de le faire aussi ? (votre manager)

Vous êtes bien trop jeune pour avoir une fille de 10 ans ! (le baby sitter)

Hey, vous contractez super bien le périnée. (docteur en charge de la rééducation du périnée)

Bonjour, je vous appelle pour vous dire que vous avez une place en crèche ! (la mairie)

Bien sûr que je vais chercher les enfants ce soir. (leur père)

Un nouveau pédiatre arrive en ville. (la voisine)

Nous avons installé le Wifi au square... (la mairie, bis)

... et il y a des Mojitos à la kermesse. (la directrice de l'école)

Dans notre entreprise il existe une "prime mère de famille" d'un montant de 367 euros par mois. (votre responsable RH)

Et des places pour Disneyland Paris. (le C.E.)

Chica Vampiro n'est plus diffusé à la télé. (une autre mère)

Je n'ai jamais vu des enfants aussi bien élevés ! (votre belle-mère)

 

A lire aussi: ces 12 moments que toute mère qui travaille a déjà vécu 

 

 


Ces phrases que toute mère qui travaille a déjà entendu (hélas)

Ah bon, tu pars à 18h30 ? Ah, ben il y en a qui ont la belle vie...

(Brenda, collègue childfree de 24 ans dont c'est le 1er job)

> T'as raison ma Brenda, je pars à 18h30 pour enchaîner pédiatre devoirs dîners bains histoires du soir pendant que tu boiras ton troisième Mojito en afterwork mais oui, j'ai la belle vie

 

On peut pas tout avoir hein, moi, de mon temps, on se contentait d'élever nos enfants et je peux vous dire qu'ils ne traînaient pas dans les rues comme maintenant. Ma génération savait rester à sa place.

(Sylvie, tante par alliance)

> Ta génération c'était aussi Simone Veil et Françoise Giroud, alors merci de ne pas généraliser, tata Sylvie !

 

Je ne comprends pas pourquoi vous ne pouvez pas venir à la réunion parents-profs du collège à 16h30 ?

(Monsieur Marton, principal du collège des Fleurs)

> C'est-à-dire que voir point 1, si je pars à 15h30 du bureau, Brenda va faire un AVC.

 

Pour l'inscription au centre de loisirs il nous faudra vos trois dernières fiches de paye, un avis d'imposition, un justificatif de domicile, votre taxe d'habitation et votre dernier relevé de la CAF.

(La dame de l'accueil du service Centre de loisirs de votre ville, qui n'a visiblement pas encore installé le "dossier unique")

> Et pour mes dernières analyses du SIDA, on s'organise comment ?

 

La mère de Mélissa elle au moins elle peut accompagner les sorties scolaires, parce qu'elle ne travaille pas.

(Votre enfant la chair de votre chair l'amour de votre vie)

> La semaine dernière l'héroïne c'était la mère de Théo qui est danseuse orientale, il faudrait savoir !

 

Les poux sont de retour.

(Une affichette anonyme)

> Je démissionne.

 


Pacte Transparence Crèches de Maman travaille: les municipalités rendent publics leurs critères d'attribution de places en crèches

Le réseau Maman travaille, créé en 2008, milite via des actions de lobbying auprès des pouvoirs publics et des entreprises. Maman travaille a par exemple été auditionné dans des Mairies, Secrétariats d'Etat, Ministères, Parlement Européen, Assemblée Nationale, et par des entreprises et employeurs. L'objectif: permettre aux mères et aux pères qui travaillent d'améliorer leur conjugaison vie professionnelle / vie familiale (voire aussi vie personnelle, soyons fous.)

 

En 2013, Maman travaille a mené une étude statistique dévoilant des chiffres affolants sur la question des modes de garde. Citons trois faits:

1/ Dans la majorité des familles, ce sont les mères qui ont la responsabilité de la recherche du mode de garde du bébé à naître, recherche considérée comme "une épreuve" par plus de 2 mères sur 3.

2/ A la question "comment obtenir une place en crèche ?" les mots hasard, chance et piston sont les plus cités spontanément !

3/ En cas de défaut de place en crèche, c'est la mère qui cesse de travailler (seuls 2% des congés parentaux étant pris par les mères).

 

>> Voir ici le reportage de France 3 sur le Pacte Transparence crèches de Maman travaille

 

Signature pacte transparence crèches
 

 

Pour cela, pendant plusieurs années, Maman travaille a pris son bâton de pèlerin et est allé rendre visite à des Maires, des Adjoint/es au Maire délégués à la petite enfance, des directeurs et directrices de services et de crèches afin de les sensibiliser au besoin des parents de connaître les critères d'attribution des places en crèche.

La plupart des élu-es ont été très sensibles à ce besoin de transparence, afin que les futurs et jeunes parents puissent se positionner vis à vis de leur demande éventuelle de place en crèche.

Nous leur avons alors proposé un Pacte: les villes qui affirment avoir établi une grille de critère comme elles y sont tenus, s'engagent à les publier, à les diffuser aux demandeurs par tout moyen, et à les partager avec Maman travaille !

"C'est en diffusant la culture de l'égalité auprès de son entourage et y compris comme vous le faites aujourd'hui, auprès des Maires, que l'on avance !" (Pascale Boistard)

 

Pacte transparence crèches photos
 

 

Le 8 décembre 2015, trois villes ont lancé ce Pacte Transparence Crèches de Maman travaille, au Ministère des Affaires Sociales, de la Santé et des Droits des femmes à Paris.

Le Pacte a été contresigné en direct par Madame Laurence Rossignol, alors Secrétaire d'Etat à la Famille. (le Pacte Transparence Crèches sur le site du Ministère des Familles, de l'Enfance et des Droits des Femmes) qui a salué l'initiative avec conviction.

 

>>> télécharger le Pacte Transparence Crèches en format PDF ici

 

Alain Juppé et son adjointe Brigitte Collet, pour Bordeaux; Jean-Claude Boulard et son adjointe Isabelle Sévère pour Le Mans; Anne Hidalgo et son adjointe pour Paris; sont venues signer avec la Présidente de Maman travaille Marlène Schiappa ce Pacte. (Lire ici: Pacte Transparence Crèches, 3 Maires s'engagent)

 

 

" Nous menons ce travail de publication des critères d'attribution de places en crèches au Mans, c'est un gros travail car il engage nos services pour la suite. " (Jean-Claude Boulard, Sénateur-Maire du Mans)

 

Les membres de l'association Maman travaille ont missionné le bureau et lui ont donné 1 an pour démarcher d'autres villes, afin de pouvoir, à l'échéance fin 2016, compter 10 villes signataires du Pacte Transparence Crèches de Maman travaille et généraliser la publication des critères d'attribution de places en crèches.

 

Les modalités d'inscription en crèche à Bordeaux: ici (crèches Bordeaux)

Les modalités d'inscription en crèche à Paris (crèches Paris)

Les modalités d'inscription en crèche au Mans (crèches Le Mans)

 

 

> Vous êtes Maire ou élu-e d'une ville et vous souhaitez signer le Pacte Transparence Crèches ? Contactez Marlène Schiappa (marlene point schiappa @gmail.com)

> Vous êtes un futur ou jeune parent et vous voulez que l'on contacte votre ville pour lui demander de rendre publics ses critères d'attribution de places en crèches via le Pacte Transparence Crèches de Maman travaille ? Contactez Mamantravaille@yahoo.fr 

 

A lire aussi:

Parole de Mamans soutient le Pacte Transparence Crèches de Maman travaille

Madame Figaro: Marlène Schiappa, la lobbysite des mères actives


Enquête égalité professionnelle LinkedIn / OpinionWay: regards croisés entre hommes et femmes

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Le grand réseau professionnel LinkedIn, plus grand réseau au monde avec 400 millions de membres dans le monde, s'attaque à un sujet majeur: l'égalité professionnelle. Dans une grande étude menée avec OpinionWay, LinkedIn propose des analyses inédites, en distinguant les réponses des hommes des réponses des femmes sur la question de l'évolution professionnelle des femmes.

Maman travaille, partenaire de LinkedIn pour la publication de ces résultats, vous les dévoile.

 

L'égalité est en progrès, disent... les hommes

"Plus d’un homme sur deux juge que l’égalité́ hommes-femmes est un sujet en net progrès (53%), contre seulement 27% des femmes" note l'étude LinkedIn / Opinion Way. Un chiffre frappant qui montre le delta entre les inégalités professionnelles perçues par les premières intéressées (les femmes) et la perception qu'en ont les hommes. 

La moitié des femmes interrogées estime, au demeurant, que leur employeur n'agit pas assez pour l'égalité professionnelle. Peu surprenant quand on se souvient que ces entreprises sont très souvent dirigées par... les hommes qui ci-dessus, estimaient que les inégalités n'étaient pas un grave problème.

 

Autostéréotypes féminins

Autre enseignement intéressant de l'étude LinkedIn Opinion Way: "Les femmes se décrivent comme moins à l’aise dans les temps forts (telles que la négociation de salaire ou la demande de promotion) de leur vie professionnelle que leurs homologues masculins. La majorité́ des femmes estime qu’il est plus facile pour les hommes :

• de mettre en avant ses compétences (70% jugent que c’est plus facile quand on est un homme)

• d’être reconnue dans son travail par ses collègues (70%) • de faire son auto promotion (63%)

• d’accéder à un poste à responsabilité́ (61%)

• d’obtenir une augmentation ou une promotion (51%)

Un gros problème de manque de confiance, d'autostéréotype. 

 

Si un homme sur deux se sent à l'aise pour demander une promotion, c'est le cas d'à peine plus d'une femme sur quatre. Une idée reçue courante, qui validerait la place des hommes à des postes de chefs d'entreprise, de manager, de dirigeants.

 

 

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L'occasion aussi de découvrir (ou de confirmer) un bon nombre de stéréotypes, comme les qualités que les hommes prêtent aux femmes, notamment:

  • plus organisées (une visite de mon bureau s'impose pour démentir cela)
  • plus aptes à résoudre les conflits que les hommes

Une forme d'essentialisation des compétences qui finalement, peut mener à des discriminations (c'est une femme > elle est mieux organisée > elle doit gérer l'administratif)

Pire, les femmes interrogées estiment que les hommes ont des qualités qu'elles-mêmes n'ont pas, comme la faculté à prendre des risques. 

 

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Dans son rôle, le réseau LinkedIn apporte plusieurs conseils concrets pour permettre aux femmes de développer leur trajectoire professionnelle, au-delà de ces perceptions. 

 

« Les réseaux professionnels tels que LinkedIn ont un rôle à jouer pour aider les femmes à accélérer leur carrière et à développer leur réseau », d’après Laurence Bret Directrice Marketing chez LinkedIn pour la région EMEA. « LinkedIn permet de promouvoir son identité professionnelle en mettant en avant ses compétences ou en se faisant recommander. C’est aussi un moyen de faire valoir son expertise, auprès de son réseau professionnel, en publiant des billets. Autant de possibilités qui permettent d’oser plus faire son auto-promotion.

 

Une forme de "timidité" dans la façon d'oser mettre en avant ses compétences et son parcours que j'analysais ici en 2011 pour Girlz In Web. ("Femmes, réseaux et influence: des leçons à tirer du dîner avec Eric Besson au Ministère")

Parmi les recommandations de LinkedIn pour optimiser son réseau professionnel et donc, son parcours: ajouter une photo (les profils avec photos étant plus visités que les autres) publier régulièrement des billets pour être identifiée comme experte de son domaine d'activité, mais aussi ajouter des contacts professionnels et leur écrire des recommandations.

Autre information d'importance: le titre du profil LinkedIn, avec ce conseil étonnant: ne pas hésiter à mentionner que l'on recherche un nouveau poste si c'est le cas, dès le titre.

 

Une manière d'oser commencer à prendre en main son parcours professionnel, au-delà des perceptions genrées.

 

 

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Enquête publiée dans le cadre d'un partenariat LinkedIn / Maman travaille

Etude réalisée par OpinionWay auprès d’un échantillon représentatif de 1 200 salariés, parmi lesquels un sous- échantillon de 600 salariés femmes et un sous-échantillon de 600 salariés hommes. La représentativité des échantillons est assurée selon la méthode des quotas sur les critères d'âge, de région de résidence, de taille d’entreprise, de statut et de secteur d’activité. Le terrain a été réalisé du 11 au 23 septembre 2015.


La journée Maman travaille au Ministère des Affaires sociales de la santé et des droits des femmes....

En attendant le compte rendu officiel;...

trois photos de cette journée folle et formidable, intense, émouvante et pétillante, engagée, grâce à vous, aux intervant/es, aux Ministres, aux élu-es... 

 

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Femmes battues, pourquoi elles veulent rester avec leur mari violent

Ainsi s'acheva presque la Journée dédiée aux violences faites aux femmes. Des chiffres effrayants, des femmes qui meurent, et des mantras:

Partez après le premier coup

Fuyez

Ne restez pas pour vos enfants, partez pour vos enfants

Et après le discours médiatiques, dans ma tête, tournent les phrases de mes amies.

M., ex collègue, qui me montrait ses bleus sur les bras le mardi et m'invitait à dîner chez elle et son compagnon le vendredi. "Tu vas voir il est sympa quand il ne fait pas de crise."

B., militante féministe très connue, qui défile sur les plateaux TV en exigeant le partage des tâches ménagères, et qui m'appelle parfois en pleurant parce qu'"il" a recommencé.

C., qui ne peut pas partir parce qu'elle ne travaille pas, ne gagne pas d'argent, n'a nulle part où aller.

N., qui me dit que sa propre famille trouve ça normal et qu'ils l'ont prévenue: ils témoigneront contre elle si elle demande le divorce.

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